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Projets AIC

L'AIC Internationale, réseau mondial de femmes mène des projets au Nord comme au sud

  • Projets Nord
  • Projets Sud : l'AIC Solidarité encadre certains projets AIC dans 31 pays en développement.

Les types de projets AIC

Les projets auxquels s’attaquent les volontaires AIC montrent les pauvretés d’aujourd’hui.
80% des destinataires des projets sont des femmes ou filles, ce qui met en évidence la féminisation des pauvretés.
*Bien que basée sur les données envoyées par les associations membres en 2007, il s’agit d’une liste, non exhaustive, des nombreux projets AIC réalisés dans le monde

Typos de proyectos

La spécificité des projets AIC :

  • L’action : locale
  • L’objectif : l’empowerment et le changement systémique
  • La méthode : travail sous forme de projets / accompagnement personnalisé
  • Les partenariats : travail en réseau

L’action locale

Il y a tant de projets comme il y a d’équipes AIC dans le monde. C’est parce que toutes les équipes AIC sont formées de volontaires locales. Leurs actions répondent aux besoins locaux, suivant le projet et le dynamisme de Saint Vincent qui nous invite à «Faire bien le bien» et à nous occuper des plus pauvres et plus vulnérables, ceux qui ne peuvent être aidés par d’autres institutions.

C’est pour cette raison que l’action des équipes AIC se réalise dans différents domaines et avec des moyens adaptés aux nécessités spécifiques de chaque milieu.

Objectif

l’empowerment des destinataires et le changement systémique

Un objectif principal de chaque projet est l’autopromotion et l’empowerment des destinataires ainsi que la participation de chaque personne ou communauté en difficulté à son processus de développement. Processus qui est pris dans son ensemble, ce qui veut dire que tout les éléments qui jouent un rôle sont prises en compte. Ainsi, un « projet de santé », par exemple, va au delà des besoins ponctuels d’améliorer la santé des destinataires. Ce projet donne lieu à d’autres projets : d’alphabétisation, de formation, de création de revenus, de mutuelles de santé, actions qui permettent de surmonter les obstacles structurels. Ceci permet un changement systémique et la transformation des situations d’injustice.

La méthode

un accompagnement personnalisé, et le travail sous forme de projets

Loin d’être un processus déstructuré, l’action AIC se concrétise par le travail sous forme de projets, une méthode rigoureuse comprenant différentes étapes : l’analyse de la réalité, la définition des objectifs, la programmation et réalisation des activités, la viabilité et continuité du projet, l’évaluation. Toutefois l’engagement des volontaires pour la participation de chaque personne implique que l’application de la méthode n’est pas un processus purement technique. La rencontre entre elles et les personnes vivant en situation de pauvreté, s’inscrit dans un accompagnement dans la durée; une reconnaissance mutuelle permettant à chaque individu ou communauté de développer son potentiel et de transformer la situation de pauvreté.

Le travail en réseau

En tant que « ligne opérationnelle » AIC , la coresponsabilité sociale motive les volontaires à aller plus loin que l’action d’accompagnement. Elles participent ainsi à des réseaux locaux et nationaux pour lutter contre les causes de la pauvreté et transformer les conditions qui empêchent le développement des individus. Cette action en partenariat permet aux volontaires d’exercer des actions de pression pour modifier ou proposer des lois d’inclusion sociale et pour sensibiliser la société. Les actions de l’AIC s’inscrivent aussi dans les engagements publics internationaux, tels que ceux de la déclaration du Millénaire des Nations Unies.

Les mutuelles de santé au Madagascar pour l’Objectif de développement du Millénaire n°5 : améliorer la santé maternelle

Changement systémique à Teziutlán, Mexique - De la misère à l’empowerment

Changement systémique à Teziutlán, Mexique - De la misère à l’empowerment*

Le projet est réalisé par les volontaires de Teziutlán, Puebla, au Mexique.
Le quartier de San Esteban se trouve assez éloigné du centre de la ville. Scandalisées par la situation de misère où les habitants de ce quartier vivaient, les volontaires ont commencé par prester des services d’assistance à la population, spécialement aux femmes et aux enfants.
Pareil à beaucoup de services de volontaires, celui-ci a commencé par la distribution de colis de nourriture et la préparation des enfants à leur Première Communion. Peu à peu elles ont gagné la confiance de la communauté et, après une analyse participative de la réalité, elles ont commencé d’autres projets, tels que le “programme de toits” avec lequel a débuté le processus de participation de la communauté.

Projet mexique Projet mexique2

Les volontaires se sont rendus compte qu’il fallait faire un pas de plus vers la promotion et elles ont commencé l’alphabétisation des adultes, programmes de soutien scolaire et programmes de nutrition. Les liens qui unissent les volontaires et les femmes de la communauté se resserrent et, avec un grand sens de l’écoute, les volontaires s’occupent individuellement, des femmes maltraitées physiquement et moralement par leurs maris, dont l’injustice était palpable dans leurs vies. Le projet s’élargit à plusieurs secteurs de la vie familiale, englobant diverses initiatives, non seulement destinées aux mères et aux enfants mais aussi aux pères de famille.
En même temps, elles ont éveillé la co-responsabilité des autorités civiles et religieuses, ainsi que de beaucoup d’hommes et de femmes qui se préoccupaient aussi du bien commun.
Le temps aidant, elles ont construit et commencé, parmi d’autres réalisations, un atelier-école, petit et simple, disent-elles, mais qui a grandement contribué à améliorer l’économie de familles grâce à la création de sources de travail. Elle ont commencé par de classes, d’alphabétisation, de mécanographie, d’informatique, de coupe et confection, de maniement de machines industrielles, de techniques de fabrication de charpie, ainsi que d’évangélisation. Ces activités ont favorisé l’empowerment et la satisfaction personnelle des habitants et les volontaires ont estimé qu’il était temps de leur laisser continuer le chemin tout seuls Actuellement, les projets vont de l’avant et les volontaires de Teziutlán, avec regret mais aussi avec une grande satisfaction ont quitté le quartier de San esteban et sont allées commencer un autre projet dans une autre région, oublié par le gouvernement, ouvrant ainsi un autre chemin d’espérance.

* Description du projet, fait par Patricia de Nava, ancienne presidente internationale de l’AIC.